Trump invite Poutine à Washington

  20 Juillet 2018    Lu: 341
Trump invite Poutine à Washington

En pleine polémique sur le sommet d’Helsinki, Donald Trump a fait savoir jeudi qu’il avait invité Vladimir Poutine à Washington à l’automne pour « poursuivre le dialogue » avec l’homme fort du Kremlin.

Accusé par ses détracteurs, mais aussi nombre d’élus de son parti, de s’être montré beaucoup trop conciliant avec son homologue russe, le président américain s’en est pris avec virulence aux journalistes coupables à ses yeux de ne pas avoir souligné le « grand succès » de leur face-à-face.

Selon Sarah Sanders, porte-parole de la Maison-Blanche, des discussions sont « déjà en cours » pour une nouvelle rencontre, cette fois-ci dans la capitale fédérale américaine.

Trois jours après le rendez-vous qui l’a mis en porte à faux avec les agences américaines de renseignement en raison de ses atermoiements sur l’ingérence russe dans la présidentielle, Donald Trump peine toujours à éteindre l’incendie.

« J’attends avec impatience notre deuxième rencontre pour que nous puissions commencer à mettre en place certaines des choses dont nous avons parlé », a-t-il tweeté, citant, pêle-mêle, la lutte contre le terrorisme, « la sécurité pour Israël », les cyberattaques, les échanges commerciaux, l’Ukraine, la paix au Proche-Orient ou encore la Corée du Nord.

Fait remarquable, M. Poutine avait, quelques heures plus tôt, lui aussi dénoncé les critiques visant M. Trump, stigmatisant les « forces » aux États-Unis « prêtes à sacrifier les relations russo-américaines à leurs ambitions ».

Plaidant pour un renforcement des contacts entre les deux grandes puissances nucléaires, le maître du Kremlin a notamment rappelé que le traité de réduction du nombre des armes nucléaires entre la Russie et les États-Unis, le New START, devait expirer en 2021.

"Nous voyons qu’il y a des forces aux États-Unis qui sont prêtes à facilement sacrifier les relations russo-américaines à leurs ambitions" - le président russe, Vladimir Poutine

Interrogatoires écartés

Jeudi après-midi, la Maison-Blanche a tenté de clore une des nombreuses polémiques nées de la désormais célèbre conférence de presse sur la Baltique.

M. Poutine avait proposé de permettre à Washington d’interroger douze agents du renseignement russes inculpés aux États-Unis pour interférence dans l’élection, mais à la condition d’une « réciprocité » sur des Américains soupçonnés d’« activités illégales ».

Après avoir laissé planer le doute mercredi, Sarah Sanders, porte-parole de l’exécutif, a indiqué que le président n’était « pas d’accord » avec cette proposition.

Fait rare, le directeur du renseignement américain, Dan Coats, est monté au créneau pour défendre le travail de ses équipes après les propos de M. Trump — sur lesquels il est partiellement revenu depuis — mettant en doute l’ingérence russe.

Selon un sondage CBS News publié jeudi, seul un tiers (32 %) des Américains approuvent la façon dont Donald Trump a géré le rendez-vous d’Helsinki. Dans le camp républicain, cependant, le taux d’approbation monte à 68 %.


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