11 animaux qui sont des maîtres incontestés du camouflage

  16 Mai 2018    Lu: 4292
11 animaux qui sont des maîtres incontestés du camouflage

Dans une nature hostile où les prédateurs sont multiples, le camouflage est une technique de survie incontournable pour nombre d’animaux. Au fil de l’évolution, certaines espèces sont ainsi devenues expertes dans l’art se dissimuler au sein de leur environnement.

Quand on y réfléchit, beaucoup d’animaux sauvages ont adapté leur apparence à l’environnement dans lequel ils évoluent. Le pelage d’un écureuil est similaire à la couleur d’un tronc d’arbre. La peau grisâtre d’une vipère lui permet d’être discrète au milieu de la roche. Quant à la sauterelle, elle reproduit le vert éclatant de la chlorophylle. Mais dans certains cas, la spécificité de la faune et de la flore à pousser les espèces à développer une véritable science du camouflage, au point de devenir presque invisible.

LE GECKO

Présent un peu partout autour du globe, des forêts tropicales jusqu’aux déserts, le gecko est un petit lézard capable de prouesses en matière de camouflage. Par exemple, à Madagascar, la sous-espèce des uroplatus s’est adaptée à son milieu arboricole jusqu’à développer une queue ressemblant à s’y méprendre à une feuille. Quant à leurs écailles, elles peuvent imiter dans les moindres détails les spécificités d’une branche, d’une écorce, etc.

LA MANTE ORCHIDÉE

Moins connue que sa cousine la mante religieuse, la mante orchidée n’en est pas moins impressionnante. Présente en Asie du Sud-Est, et notamment en Malaisie, elle s’est adaptée non pas aux teintes d’un milieu, mais précisément à une fleur : l’orchidée. Au point de reproduire sur son corps les nuances et les arabesques de cette plante magnifique.

LE POISSON-PIERRE

Le poisson-pierre, ou laffe la boue comme il est appelé à l’île Maurice, est considéré comme le poisson le plus venimeux au monde. Il est d’autant plus dangereux qu’il sait se dissimuler comme personne. Dépourvue d’écailles, sa peau sécrète un mucus qui agrège les différentes particules se baladant dans l’océan (roche, corail, etc.), lui permettant de se fondre dans les fonds marins.

LA CHENILLE SYNCHLORA AERATA

Comme pour le poisson-pierre, cette chenille, présente en Amérique du Nord, utilise des éléments de son environnement pour se camoufler. En l’occurrence des bouts de la fleur où elle loge, qu’elle colle sur ses poils dorsaux. En fonction de la fleur, chaque chenille a un costume différent.

LE GRAND IBIJAU

Oiseau nocturne et solitaire, le grand ibijau possède un plumage grisâtre qui le confond parfaitement avec l’écorce des arbres. Ce spécimen vivant dans les forêts tropicales d’Amérique est d’ailleurs si fantomatique pendant la journée que les chercheurs peinent à accumuler des informations à son sujet.

LE CRABE DES ALCYONAIRES

Ce magnifique petit crabe (entre 1 et 2 cm) est un maître dans l’art de la survie. Quasiment invisible, il se fond dans les coraux des mers de l’archipel indonésien dont il utilise même les boutures pour agrémenter sa panoplie de camouflage.

LA CHENILLE EUTHALIA ACONTHEA

Proie sans défense par excellence, les chenilles usent souvent du camouflage pour survivre. Direction l’Inde et l’Asie du Sud-Est avec cet exemple bluffant de la chenille du papillon Baron qui imite dans les moindres détails la structure des feuilles sur lesquelles elle vit.

 

LA SEICHE

Pour échapper à ses prédateurs, la seiche a une technique de camouflage imparable : elle est capable de changer de couleur et de texture en moins d’une seconde ! Elle n’arrive pourtant pas à percevoir les couleurs. Le mimétisme de la seiche est d’une efficacité sans pareille, elle peut même imiter le reflet des vagues !

LE DRAGON DE MER FEUILLU

Au large des côtes australiennes, cet hippocampe semble plus appartenir à la flore qu’à la faune marine. Doté de protubérances s’inspirant de la morphologie de certaines algues, il se sert autant de cette panoplie pour fuir les prédateurs que pour surprendre ses proies (plancton, crevettes, crustacés).

LA GRENOUILLE MOUSSE

La theloderma corticale de son nom scientifique, est une grenouille vivant dans les forêts primaires du Vietnam. Sa peau verte tachetée, déjà parfaitement raccord avec son environnement, est agrémentée de petites protubérances qui renforcent l’illusion végétale.

FEUILLE MORTE DU CHÊNE

Un papillon de nuit au nom plutôt explicite. Bien que présent sur le continent européen et en France, ce petit papillon d’une envergure d’environ trois centimètres reste très difficilement observable du fait de ses ailes qui copient parfaitement l’apparence d’une feuille-morte, jusque dans le détail des rainures.

Ces animaux prouvent à quel point la nature est ingénieuse. Et si ces camouflages peuvent paraître farfelus, ils permettent à chacune de ces espèces de survivre !

Source: dailygeekshow


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