Bitcoin: après les Etats-Unis, la Russie réclame un Russe arrêté en Grèce

  19 Septembre 2017    Lu: 833
Bitcoin: après les Etats-Unis, la Russie réclame un Russe arrêté en Grèce

La Russie a réclamé à son tour à la Grèce, après les États Unis, l'extradition du patron russe d'une plateforme d'échange de Bitcoin soupçonné par les Américains d'être le cerveau d'une organisation criminelle de blanchiment d'argent, a indiqué mardi une source judiciaire.

La demande russe d'extradition, datant du 10 août, a été notifiée mardi au suspect, Alexander Vinnik, patron de la plateforme BTC-e, par un procureur de Thessalonique, dans le nord de la Grèce. M. Vinnik, 37 ans, a fait part de son accord. Il est poursuivi en Russie pour une escroquerie de 9.500 euros.
Il a été arrêté fin juillet, et est détenu depuis à Thessalonique, dans le cadre de l'affaire beaucoup plus importante de la plateforme BTC-e, sur la base d'un mandat des autorités américaines, qui l'ont inculpé de blanchiment d'argent et souhaitent également son extradition.

BTC-e a déjà été condamnée au civil par la police financière du Trésor américain, FinCen, à une amende de 110 millions de dollars, tandis que M. Vinnik lui-même devra s'acquitter d'une amende de 12 millions de dollars.

La justice grecque doit maintenant se prononcer sur ces deux demandes d'extradition, sur lesquelles il reviendra en dernière instance au ministre de la Justice de trancher. Après l'arrestation de M. Minnik, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin s'était félicité de l'action des autorités américaines contre ses activités, lors d'une audition au Congrès.

Traitant non seulement des bitcoins, mais aussi des monnaies comme le Litecoin, Namecoin, Novacoin, Peercoin, Ethereum et Dash, l'opérateur BTC-e est reconnu comme "un des plus grands opérateurs mondiaux d'échanges de monnaies numériques", selon le département américain de la justice.

Selon la FInCen, ses utilisateurs discutaient ouvertement sur le site "d'activités criminelles", des moyens d'accéder à l'argent de la drogue, mais aussi de possibles attaques informatiques assorties de demandes de rançon.

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