«L’Iran produit maintenant chaque mois quasiment assez d’uranium enrichi à 60% pour construire une arme nucléaire si le taux est porté à 90%», a commenté pour l’AFP Ali Vaez, spécialiste de l’Iran à l’international Crisis Group. Téhéran avait averti début décembre de son intention de passer à la vitesse supérieure en représailles à l’adoption d’une résolution critique par le Conseil des gouverneurs de l’AIEA. L’Iran a également annoncé la mise en service de nouvelles centrifugeuses avancées, ces machines utilisées pour enrichir l’uranium.
Le Directeur général Rafael Grossi regrette aussi «profondément que l’Iran, bien qu’il ait indiqué qu’il était disposé à envisager la désignation de quatre inspecteurs expérimentés supplémentaires, n’ait pas accepté leurs désignations», précise le rapport. Téhéran défend un droit au nucléaire à des fins civiles, notamment pour l’énergie, mais dément vouloir se doter d’une bombe atomique. Il est progressivement revenu ces dernières années sur l’ensemble de ses engagements pris dans le cadre de l’accord conclu en 2015 avec les États-Unis, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Chine et la Russie. Washington, sous le précédent mandat de Donald Trump, s’est en effet retiré unilatéralement de ce pacte en 2018, faisant dérailler le processus.
afp