Le MAE d'Azerbaïdjan publie une déclaration relative à la tragédie du 20 Janvier

  19 Janvier 2022    Lu: 424
 Le MAE d

« Dans la nuit du 19 au 20 janvier 1990, sur ordre des dirigeants de l'URSS, 26 000 soldats soviétiques ont été déployés à Bakou, à Soumgaït et d'autres villes d'Azerbaïdjan. À la suite de cette intervention militaire, 147 civils ont été tués et 744 ont été grièvement blessés. Cet événement est entré dans l'histoire de l'Azerbaïdjan moderne sous le nom de «Janvier noir».»

C'est ce qu'a indiqué le ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères dans une déclaration diffusée relative au 20 Janvier - Journée de deuil national.

« Avant ces événements tragiques, les revendications territoriales sans fondement de l'Arménie contre l'Azerbaïdjan à la fin des années 1980, les activités séparatistes agressives des radicaux arméniens dans l'ancien oblast autonome du Haut-Karabagh de l'ancienne RSS d'Azerbaïdjan, le soutien des dirigeants soviétiques à ces activités et la déportation violente et brutale de centaines de milliers d'Azerbaïdjanais d'Arménie ont stimulé l'expansion du mouvement contre le gouvernement soviétique en Azerbaïdjan. Déployée dans le pays pour empêcher le mouvement national et briser la volonté d'indépendance du peuple azerbaïdjanais, l'armée soviétique a commis un massacre contre la population civile, violant les normes du droit international et les constitutions de l'ex-URSS et de la RSS d'Azerbaïdjan.

Immédiatement après les événements tragiques, le leader national Heydar Aliyev a tenu une conférence de presse à la Représentation permanente de l'Azerbaïdjan à Moscou, condamnant fermement cette atrocité et exigeant une évaluation politique du massacre contre notre peuple et la punition des auteurs. Lors d'une session extraordinaire du Milli Medjlis (Parlement) en février 1994, le meurtre brutal des innocents le 20 janvier 1990 a été qualifié d'agression militaire et de crime. À l'issue des délibérations de mars 1994, une décision « Sur les événements tragiques commis à Bakou le 20 janvier 1990 » est adoptée, proclamant le 20 janvier Journée de deuil national.

Trente-deux ans se sont écoulés depuis la tragédie du 20 janvier. Cependant, étant une violation flagrante de la Déclaration universelle des droits de l'homme, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et d'autres documents juridiques internationaux et l'un des crimes les plus graves du XXe siècle par son essence et sa portée, ces événements n'ont pas encore reçu une évaluation politique et juridique internationale. Les anciens dirigeants soviétiques portent la responsabilité directe de ce crime. Conformément au droit international, les événements du 20 janvier doivent être qualifiés de crime contre l'humanité et ceux qui les ont ordonnés et perpétrés doivent en répondre.

Sous la direction du commandant suprême, la courageuse armée azerbaïdjanaise a assuré l'intégrité territoriale de notre pays à la suite de la guerre patriotique de 44 jours. Dans la trente et unième année après le rétablissement de son indépendance, la République d'Azerbaïdjan est désormais un membre digne, fiable et responsable de la communauté mondiale.

Le renforcement de l'indépendance, de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Azerbaïdjan est le fondement de notre statut d'État, et nous poursuivrons résolument notre lutte pour la préservation inébranlable de ces principes fondamentaux. Nous continuerons de répondre résolument à toute menace éventuelle à l'indépendance et à l'intégrité de notre État, et toutes les mesures nécessaires seront prises pour traduire en justice les responsables de divers crimes contre le peuple et l'État azerbaïdjanais.

Nous commémorons avec un profond respect et gratitude la mémoire de tous nos héros qui ont donné leur vie pour l'indépendance de l'Azerbaïdjan, ainsi que pour la souveraineté et l'intégrité territoriale de notre pays », lit-on dans la déclaration.

Azvision.az


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