La glorification des terroristes en Arménie est une sérieuse menace pour la paix, dit le Consul général d'Azerbaïdjan à Los Angeles

  13 Janvier 2022    Lu: 723
  La glorification des terroristes en Arménie est une sérieuse menace pour la paix, dit le Consul général d

Le Consul général d'Azerbaïdjan à Los Angeles, Nasimi Aghayev, a accordé une interview à l’Agence Anadolu. L’interview a été publiée sur le site web de l’agence.

L’AzVision présente l’interview dans son intégralité en se référant à l’agence de presse turque Anadolu :

- M. Nasimi Aghayev, lundi soir, des radicaux arméniens ont placardé une photo du terroriste arménien Gourgen Yanikian devant le consulat azerbaïdjanais à Los Angeles. Yanikian est connu pour avoir tué de sang-froid le consul général de Turquie Mehmet Baydar ainsi que le consul Bahadır Demir, en 1973, en Californie.

Quels sont vos sentiments par rapport à cet incident et vos attentes de la part de l'État de Californie ainsi que des autorités fédérales des États-Unis ?

En effet, hier soir, des radicaux arméniens ont publié des photos du tristement célèbre terroriste arménien Gourgen Yanikian devant le consulat général d'Azerbaïdjan à Los Angeles.

Yanikian a assassiné deux diplomates turcs en Californie en 1973, devenant ainsi le premier terroriste à assassiner des diplomates étrangers sur le sol américain.

Yanikian a également inspiré la création de deux principales organisations terroristes arméniennes - JCAG et ASALA - dont les membres ont assassiné des dizaines de diplomates turcs à travers le monde dans les années 1970-90.

Publier les photos d'un terroriste aussi notoire devant notre consulat est une menace directe pour les diplomates azerbaïdjanais à Los Angeles et une autre tentative misérable de nous faire taire.

Presque quotidiennement, nous recevons des appels téléphoniques, des courriels et des messages sur les réseaux sociaux d'extrémistes arméniens.

Nous exhortons donc les agences fédérales et locales d'appliquer la loi des États-Unis et d'enquêter sur ces menaces de la manière la plus sérieuse.

- Comme vous l'avez indiqué dans votre message publié sur les réseaux sociaux, l'Arménie et les réseaux nationalistes de sa diaspora sont connus pour leur glorification des terroristes arméniens ainsi que de nombreuses personnalités controversées, fascistes et nazies de leur passé.

Qu'est-ce que cela reflète de la mentalité arménienne et de son impact sur la paix et la stabilité dans la région du Caucase du Sud ?

La glorification du terrorisme est un problème grave en Arménie. Après Gourgen Yanikian, un autre terroriste arménien - Hampig Sassounian - a assassiné un consul général turc en 1982 à Los Angeles. Sassounian a récemment bénéficié d'une mise en liberté conditionnelle et a été extradé vers l'Arménie, où il a été reçu comme un « héros national ».

Maintenant, il voyage à travers l'Arménie, « éduquant » la jeunesse arménienne sur son « héroïsme ». Quant à Yanikian, il a été libéré sur parole par le gouverneur arménien de Californie Deukmejian en 1984. Sa dépouille a été transférée en Arménie en 2019, où il a été réenterré en tant que « héros » avec les honneurs militaires.

De nombreux autres terroristes arméniens comme Monte Melkonian ou le Groupe des Cinq de Lisbonne sont célébrés comme des « héros nationaux » à la fois en Arménie et parmi la diaspora. Un autre problème sérieux est la glorification des collaborateurs nazis arméniens tels que Garegin Nzhdeh et Drastamat Kanayan.

L'année dernière, le célèbre magazine juif américain Forward a publié une liste de 22 monuments nazis en Arménie, ce qui fait de l'Arménie un pays avec l'une des plus grandes concentrations de monuments nazis au monde.

Sans surprise, une enquête menée par l'Anti-Defamation League a révélé que l'Arménie était la deuxième nation la plus antisémite d'Europe.

Ce terrorisme et la glorification nazie ainsi que la haine anti-azerbaïdjanaise et anti-turque généralisée en Arménie entravent la réalisation d'une paix durable et la normalisation des relations de l'Arménie avec l'Azerbaïdjan et la Turquie. Cependant, je suis convaincu que l'Arménie peut surmonter cette hostilité et cette haine et devenir progressivement un voisin pacifique.

C'est dans le meilleur intérêt de la nation arménienne. Nous avons dit à plusieurs reprises qu'après la guerre de 44 jours de 2020 et la libération des territoires azerbaïdjanais de l'occupation illégale par l'Arménie, nous considérons que le conflit est terminé et nous voulons parvenir à une paix durable avec l'Arménie et signer un traité de paix et ouvrir tous les canaux de communication.

- Que pouvez-vous nous dire sur les efforts qui pourraient être faits pour la paix par la communauté arménienne aux États-Unis ?

Pour la diaspora arménienne, nous avons encore besoin de voir des efforts tangibles de sa part pour régner sur les radicaux.

Je vais vous donner un exemple. Le 21 juillet 2020, des centaines de radicaux arméniens ont agressé physiquement une poignée de manifestants azerbaïdjanais pacifiques devant notre consulat en plein jour à Los Angeles, blessant nombre d'entre eux.

La police de Los Angeles a initié une enquête pour crime de haine. Ni aucune des centaines d'organisations arméniennes aux États-Unis, ni le consulat général d'Arménie à Los Angeles, encore moins leur ambassade à Washington D.C., n'ont condamné ce crime haineux scandaleux perpétré par les radicaux arméniens.

Ils n'ont pas, non plus, appelé leur communauté à éviter toute nouvelle violence, face aux menaces de mort proférées contre la communauté azerbaïdjanaise.

Au contraire, les missions diplomatiques et leurs groupes de pression tels que l'ANCA [Comité national arménien d'Amérique] ont, de façon grotesque, blâmé les Azerbaïdjanais qui avaient été physiquement agressés, blessés et hospitalisés suite à cette violence arménienne ! La profusion constante de violence, en particulier de la part de jeunes Arméniens nés aux États-Unis, soulève de nombreuses questions sur le type d'environnement qui a permis et inculqué une haine profonde à une si jeune génération, une génération qui a été poussée à l'hostilité et à la violence, alors même qu'elle vit loin de l'Arménie.

11 000 kilomètres : cela peut paraître comme une distance mineure lorsqu'on est confronté à des préjugés multigénérationnels, même pour ceux qui ont grandi dans une ville aussi diverse et multiculturelle que Los Angeles.

Les dirigeants de la communauté arménienne devraient réfléchir soigneusement à la manière de traiter et de mettre un terme à la haine et la violence au sein de leur communauté et s'assurer que la nouvelle génération d'Arméniens-Américains à Los Angeles ne soit pas élevée dans une atmosphère si manifestement nuisible et destructrice.


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