Le président azerbaïdjanais s'adresse à la nation à l'occasion de la Journée de commémoration - VIDEO

  27 Septembre 2021    Lu: 263
 Le président azerbaïdjanais s

Le président de la République d'Azerbaïdjan, le commandant suprême Ilham Aliyev s'adresse à la nation lundi 27 septembre à l'occasion de la Journée de commémoration.

Discours du président Ilham Aliyev

- Chers compatriotes,

Il y a juste un an, l'Arménie a commis une provocation militaire contre l'Azerbaïdjan en tirant sur nos positions militaires et nos localités. À la suite de ces tirs sournois, des civils et des militaires ont été tués dans les premières heures. Sur mon ordre, l'armée azerbaïdjanaise a lancé une contre-offensive à grande échelle en réponse à ce crime meurtrier et a remporté une victoire complète dans la Seconde guerre du Karabagh, qui a duré 44 jours. Le 2 décembre dernier, le 27 septembre a été institué par mon décret comme Journée de commémoration en Azerbaïdjan. Aujourd'hui, nous nous inclinons une fois de plus devant la mémoire de nos martyrs héroïques tombés pendant la Seconde guerre du Karabagh et nous demandons à Allah de leur accorder sa miséricorde. Nous garderons nos martyrs dans nos cœurs pour toujours. Aujourd'hui on va poser à la fois la première pierre du Complexe mémorial de la Guerre patriotique et du Musée de la Victoire. Ce problème aussi a trouvé sa solution par mon décret en décembre dernier. Un magnifique monument en l'honneur des héros de la Seconde guerre du Karabagh sera érigé à Bakou, dans l'un des plus beaux endroits de la ville. Je dois également dire qu’aujourd'hui une minute de silence sera observée dans tout le pays à 12 heures.

La Seconde guerre du Karabagh est notre glorieuse histoire. Cette victoire restera à jamais gravée dans l'histoire. Les forces armées azerbaïdjanaises ont restauré leur intégrité territoriale en écrasant l'armée ennemie en 44 jours. J'ai répété à maintes reprises que le peuple azerbaïdjanais ne se réconcilierait jamais avec l'occupation. J'ai dit à plusieurs reprises que nous récupérerons nos terres à tout prix. J'ai dit à maintes reprises que si l'ennemi ne quitte pas volontairement nos terres, nous l'expulserons de nos terres, et ça a été le cas. Nous ne nous sommes pas réconciliés avec la défaite de la Première guerre du Karabagh, nous avons rassemblé des forces, mobilisé toutes les forces, renforcé notre armée, renforcé l'économie nationale, élevé la réputation de notre pays et rempli honorablement notre mission historique. Nous avons expulsé l'ennemi de nos terres et rétabli la justice et le droit international. Nous avons restauré notre dignité nationale. Aujourd'hui, le peuple azerbaïdjanais vit comme un peuple victorieux. Aujourd'hui, l'État azerbaïdjanais vit comme un État victorieux. Désormais, nous vivrons comme une nation victorieuse et État victorieux pour toujours.

Lorsque l'Arménie a été vaincue sur le champ de bataille, elle a de nouveau recouru aux actes les plus odieux et a commis des provocations militaires contre la population civile. Plus d'une centaine de civils ont été victimes du fascisme arménien. Nos villes et villages étaient sous le feu constant. L'Arménie a utilisé des armes interdites, des bombes au phosphore blanc, des missiles balistiques. Mais rien ne pouvait nous arrêter. En faisant preuve de détermination, de volonté et de courage, le peuple azerbaïdjanais a fait face à toutes ces provocations. Personne ni rien ne pouvait nous arrêter. Pendant la guerre, je me suis adressé à plusieurs reprises au peuple azerbaïdjanais et j'ai dit que personne ni rien ne nous arrêterait. Nous combattons pour la justice. Nous combattons pour la dignité. Nous combattons pour la fierté nationale. Nous menons une guerre sacrée.

Pendant la guerre, nous avions un seul mot d’ordre : aller jusqu’au bout. Le peuple azerbaïdjanais a soutenu l'armée azerbaïdjanaise et a donné une force supplémentaire à notre armée. La mort de gens innocents, la destruction de nos villes et villages n'ont pas brisé la volonté du peuple azerbaïdjanais. Nous avancions chaque jour, nous gagnons chaque jour, chaque jour nous recevions des informations sur de nouveaux succès. Il n'y a pas eu un seul jour en 44 jours où nous ayons reculé. Mais l'ennemi perfide - bien qu'il eût une position favorable, le terrain de la région constituât un grand avantage pour lui, bien que 5-6 fortifications eussent été construites en 30 ans – il a été contraint de battre en retraite. Pendant la guerre de 44 jours, pas un seul soldat n’a déserté l’armée azerbaïdjanaise. Cependant, il y avait plus de 10 000 déserteurs dans l'armée arménienne. Nous sommes fiers de nos martyrs et anciens combattants, ainsi que de nos soldats et officiers qui ont fait preuve d'héroïsme pendant la Guerre patriotique. Leur héroïsme et leur abnégation ne seront jamais oubliés. Nous avons montré au monde entier que le peuple azerbaïdjanais est une grande nation, le peuple azerbaïdjanais n'a jamais eu l'intention de se réconcilier avec cette injustice.

La Guerre patriotique de 44 jours était une célébration de la volonté nationale, de l'esprit national et de la dignité nationale. Nous avons remporté la victoire sur le champ de bataille. Plus de 300 villes et villages ont été libérés sur le champ de bataille. Nous avons remporté cette victoire en combattant, en subissant des pertes humaines, et nous avons forcé l'ennemi à s'agenouiller devant nous et à signer l'acte de capitulation. Cet ennemi, qui nous défiait depuis 30 ans, essayait de bafouer l'honneur et la dignité du peuple azerbaïdjanais depuis 30 ans. L'ennemi pervers et enragé s'est agenouillé devant nous, a levé le drapeau blanc, s'est rendu et a été contraint de signer l’acte de capitulation dans la nuit du 9 au 10 novembre. En conséquence, des centaines de villes et de villages ont été restitués sans tirer une seule balle, sans subir aucune perte humaine.

Ainsi, l'Azerbaïdjan a restauré son intégrité territoriale. Nous avons réglé la guerre par des moyens politico-militaires, la guerre et le conflit du Haut-Karabagh, c’est déjà du passé. L'Azerbaïdjan n'a plus d'unité territoriale appelée Haut-Karabagh et si quelqu'un veut ressusciter un mort appelé « Haut-Karabagh », il peut le faire sur son territoire, créer une organisation, une république, une communauté baptisée « Haut-Karabagh ». Nous le reconnaîtrons, mais pas en Azerbaïdjan ! Ce problème a été résolu. C’est moi qui le dis, le président de la République d’Azerbaïdjan, Commandant suprême des forces armées. Tout le monde doit tenir et tiendra compte de ces paroles.

Aujourd'hui, je voudrais exprimer ma profonde gratitude à la Turquie, pays frère, qui nous a apporté le plus grand soutien pendant 44 jours. La Turquie et le peuple turc frère ont été solidaires de l'Azerbaïdjan depuis les premières heures des affrontements et ont exprimé leur soutien à l'Azerbaïdjan. Les déclarations faites par les dirigeants turcs et mon frère, le président Recep Tayyip Erdogan, ont constitué un grand soutien politique pour nous, nous ont donné une force supplémentaire, et nous ne l'oublierons jamais. La Guerre patriotique de 44 jours a une fois de plus montré au monde la solidarité Turquie-Azerbaïdjan.

Nous remercions tous les autres pays pour leur soutien politique. Je sais que le cœur des millions d'Azerbaïdjanais vivant à l'étranger battait avec leur patrie historique, ils suivaient l’actualité sur les batailles, se réjouissant de notre succès. Je dois aussi dire que pendant 44 jours et après, même à ce jour, je reçois des milliers de lettres. Je reçois des lettres de soutien et de solidarité des citoyens azerbaïdjanais, des Azerbaïdjanais du monde, ainsi que des citoyens des autres pays amis. Bien qu’un an se soit écoulé depuis la guerre, toute la communauté internationale a déjà accepté notre victoire. Aujourd'hui, l'Azerbaïdjan est à la fois la partie qui élabore l’agenda dans la région, y compris dans les relations azerbaïdjano-arméniennes.

Pendant 44 jours, nous n'avons pas seulement restauré notre intégrité territoriale, nous n'avons pas seulement expulsé l'ennemi de notre terre, nous n'avons pas seulement restauré notre dignité nationale, nous avons également détruit le fascisme arménien. Aujourd'hui, tous ceux qui visitent les territoires azerbaïdjanais libérés de l’occupation voient de leurs propres yeux les traces de la sauvagerie arménienne. Toutes nos villes ont été détruites, tous nos monuments historiques et mosquées ont été complètement détruits ou profanés par les Arméniens. Sur les 67 mosquées, 65 ont été complètement détruites, et dans le reste de nos mosquées à moitié détruites, l'ennemi gardait des animaux, des vaches et des cochons pour nous insulter, pour insulter les musulmans du monde entier. Je suis convaincu que les musulmans du monde réagiront de manière adéquate. Je reçois des lettres concernant cette question de nombreux pays musulmans. Nous effectuons un travail pratique sur les atrocités arméniennes, sur le fascisme arménien pendant l'occupation, nous en informons et informerons le monde entier. Par conséquent, notre victoire, comme je l'ai dit, est une victoire contre le fascisme arménien.

L’Arménie connaît un changement de gouvernement et elle en a connu, mais la nature de l'ennemi ne change pas. L'azerbaïdjanophobie et l'islamophobie, qui sévissent en Arménie, ont atteint le niveau de la maladie mentale. La haine contre les Azerbaïdjanais y a été établie en tant qu'idéologie officielle. Sinon, tant d'atrocités n'auraient pas été commises. Chaque individu qui visite les territoires libérés de l’occupation est terrifié et ne croit pas que cela avait été fait par les êtres humains. Je peux même dire que ce n'est pas un animal qui l’a fait. C’est une masse azerbaïdjanophobe, une tribu enragée qui l’a fait. On ne peut pas l'appeler autrement et le monde entier doit le voir. Les protecteurs de l'Arménie doivent le voir. Même s'ils ne le veulent pas, ils doivent le voir et ils le verront, nous montrerons au monde entier de quel désastre nous avons sauvé notre région. L'ennemi qui a pillé et détruit tous nos monuments historiques, trésors nationaux et ressources naturelles pendant 30 ans devait recevoir une leçon, n’est-ce pas ?! Néanmoins, avant la guerre, j'ai répété à plusieurs reprises que si les dirigeants arméniens se retirent volontairement de nos terres conformément aux normes et principes du droit international, la guerre sera bien sûr exclue. Je l'ai dit plusieurs fois pendant la guerre. J'ai dit que la direction arménienne devrait nous fixer une date, quel jour elle quitterait notre terre, et que nous étions prêts à arrêter la guerre. Mais ils ne l'ont pas fait. 44 jours plus tard, alors que Choucha, forteresse imprenable, a été libérée de l’occupation, puis plus de 70 villages ont été libérés, l'ennemi a été contraint de lever le drapeau blanc. C’est une leçon pour toujours, que personne ne l'oublie !

Le fascisme arménien a été détruit, mais ses formes sont visibles. C'est une tendance très dangereuse, premièrement pour l'État arménien. Je l’ai dit, je le répète aujourd'hui, Journée de commémoration, devant la mémoire de nos martyrs, si nous voyons que le fascisme arménien renaît, si nous voyons qu'une nouvelle source de danger existe pour notre peuple, notre État, sans aucune hésitation nous détruirons à nouveau le fascisme arménien. Que tout le monde le sache ! Le « Poing de fer », devenu symbole de la guerre et de la victoire, est sur place, que personne ne l'oublie !

Chers compatriotes, je m'incline une fois de plus devant la mémoire de tous nos martyrs, devant les âmes des martyrs des première et deuxième guerres du Karabagh, je demande à Allah de leur accorder sa miséricorde. Nous avons vengé les victimes de la guerre sur le champ de bataille. Nos soldats et officiers héroïques, qui nous ont offert cette Victoire, sont notre source de fierté. Leur héroïsme, leur exploit et leur abnégation sont déjà devenus une épopée.

Désormais, nous vivrons comme un pays vainqueur et un peuple vainqueur, nous construirons et restaurerons les territoires libérés. La vie revient déjà sur ces territoires, les gens y retournent. Notre tâche principale est, aujourd'hui, d'assurer ce retour dans les plus brefs délais. Je voudrais terminer mon discours par les mots qui font partie intégrante de notre victoire: Le Karabagh est à nous ! Le Karabagh, c'est l'Azerbaïdjan !

Avec Azertac


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