L'Iran précise les conditions pour être candidats à la présidentielle

  07 Mai 2021    Lu: 1656
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Aux termes de ces deux textes, le président de la République islamique doit être élu "parmi les hommes religieux et politiques" et être "avisé et pourvu de bons antécédents, digne de confiance, vertueux, pieux et attaché aux fondements de la République".

L'organe chargé du contrôle des élections présidentielles en Iran a précisé les conditions requises pour se présenter, à quelques jours de l'ouverture de la période de dépôt de candidatures au scrutin du 18 juin, rapporte jeudi la presse iranienne.

Ne pourront concourir que des personnes âgées "de 40 à 70 ans", titulaire "au moins d'un diplôme de mastère ou équivalent" pouvant justifier d'une "expérience d'au moins quatre ans à des postes de direction" et au "casier judiciaire vierge", détaille PressTV, la chaîne d'information en anglais de la télévision d'Etat.

L'ensemble de la presse iranienne rapporte les mêmes éléments, au lendemain d'une annonce du Conseil des Gardiens de la Constitution, organe non élu chargé du contrôle de la présidentielle, et de la validation des candidatures.

Selon le site internet du Conseil, un de ses membres, Tahan Nazif, a annoncé mercredi que son institution avait émis une directive destinée à "rendre plus clairs" les critères requis pour pouvoir être candidat à la présidentielle, notamment en matière de "niveau d'études minimum", d'"expérience à des postes de direction" ou encore "d'âge minimum et maximum".

Ce faisant, le Conseil à mis en pratique une instruction du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, remontant à 2016, et chargeant les Gardiens de "déterminer" les conditions nécessaires à remplir pour être candidat à la présidentielle, sur la base de la loi électorale et de la Constitution.

Aux termes de ces deux textes, le président de la République islamique doit être élu "parmi les hommes religieux et politiques" et être "avisé et pourvu de bons antécédents, digne de confiance, vertueux, pieux et attaché aux fondements de la République".

Le site internet du Conseil des Gardiens se borne cependant à annoncer qu'une décision a été prise pour définir ces critères, mais ne précise pas la nature de ceux-ci. C'est la presse qui les a publiés.

Par le passé, le Conseil de Gardiens a été accusé à de nombreuses reprises d'avoir disqualifié des candidats en masse sur la base de critères vagues connus de ses seuls membres.

Les nouveaux critères annoncés par la presse pourraient disqualifier d'emblée un certain nombre de candidats potentiels ou déclarés, comme l'actuel ministre des Télécommunications, Mohammad-Javad Azari-Jahromi, trop jeune, ou le réformateur Mostafa Tajzadeh, condamné par la justice. (AFP)


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