Des milliers de manifestants en Géorgie après l'arrestation d'un chef de l'opposition

  26 Février 2021    Lu: 329
Des milliers de manifestants en Géorgie après l La foule s'est rassemblée en Géorgie pour protester contre la détention de l'opposant politique Nika Melia. IRAKLI GEDENIDZE / REUTERS

Nika Melia, 41 ans, est accusé d'avoir organisé des «violences massives» pendant des manifestations en 2019, ce qu'il dément.

Plusieurs milliers d'opposants défilaient vendredi 26 février en Géorgie pour exiger de nouvelles élections dans ce pays du Caucase secoué par une crise politique depuis octobre, aggravée par l'arrestation d'un chef de l'opposition cette semaine.

Selon un correspondant de l'AFP, les manifestants ont défilé sur l'avenue principale de la capitale, Tbilissi, avant de se retrouver devant le siège du Parlement, agitant des drapeaux géorgiens, américains et européens. Le cortège était mené par les dirigeants de tous les partis d'opposition. Mardi, l'arrestation musclée de Nika Melia, le chef du Mouvement national Uni (MNU), la principale force d'opposition, a ravivé la confrontation avec le parti au pouvoir, le Rêve Géorgien.

Ce dernier a remporté d'un cheveu les législatives d'octobre dernier mais l'opposition a dénoncé des fraudes et des pressions politiques et demande depuis de nouvelles élections. «Je suis en prison, mais je suis libre», a affirmé Nika Melia, dans un message lu à la foule vendredi: «Nous combattons pour la liberté et nous triompherons dans ce combat». «Le mouvement continuera jusqu'à ce que le parti au pouvoir libère tous les prisonniers politiques et annonce des élections anticipées», a lancé vendredi Badri Japaridzé, dirigeant du parti d'opposition Lelo.

Nika Melia, 41 ans, est accusé d'avoir organisé des «violences massives» pendant des manifestations en 2019, ce qu'il dément. Peu avant son arrestation, le premier ministre Guiorgui Gakharia avait démissionné, évoquant des désaccords au sein de la majorité sur cette mesure. L'interpellation de Melia a été vivement dénoncée par les alliés occidentaux de la Géorgie et suivie d'une manifestation réunissant plusieurs milliers de personnes à Tbilissi. Au pouvoir depuis 2012, le Rêve géorgien a vu sa popularité décliner sur fond de stagnation économique et d'accusations d'atteinte aux principes démocratiques dans cette ex-république soviétique. (AFP)


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