Le ministère des Affaires étrangères d’Azerbaïdjan diffuse un communiqué sur la tragédie du «Janvier noir»

  20 Janvier 2021    Lu: 499
 Le ministère des Affaires étrangères d’Azerbaïdjan diffuse un communiqué sur la tragédie du «Janvier noir»

Le ministère des Affaires étrangères de la République d’Azerbaïdjan a diffusé un communiqué à l’occasion du 31e anniversaire de la tragédie du «Janvier noir».

«Dans la nuit du 19 au 20 janvier 1990, sur ordre des dirigeants de l'URSS, 26 000 soldats soviétiques sont entrés dans les villes de Bakou et Soumgaït, ainsi que d'autres villes d'Azerbaïdjan. À la suite de cette intervention militaire, 147 civils ont été tués et 744 ont été grièvement blessés. Cet événement est entré dans l'histoire de l'Azerbaïdjan moderne sous le nom de «janvier noir».

Avant ces événements tragiques, les revendications territoriales sans fondement de l'Arménie contre l'Azerbaïdjan à la fin des années 1980, les activités séparatistes agressives des radicaux arméniens dans la région autonome du Haut-Karabagh de l'ex-RSS d'Azerbaïdjan et le soutien des dirigeants soviétiques à cette activité illégale, ainsi que la déportation violente et brutale de centaines de milliers d'Azerbaïdjanais d'Arménie a donné une impulsion à l'expansion du mouvement contre le gouvernement soviétique en Azerbaïdjan. L'armée soviétique déployée dans le pays pour empêcher le mouvement national et briser la volonté d'indépendance du peuple azerbaïdjanais, a commis un massacre contre la population pacifique, violant les normes du droit international, les Constitutions de l'ex-URSS et de la RSS d'Azerbaïdjan, lit-on dans le communiqué.

«Lors d'une conférence de presse tenue dans la Représentation permanente de l'Azerbaïdjan à Moscou immédiatement après les événements tragiques, le dirigeant national Heydar Aliyev a fermement condamné cette atrocité et a exigé une évaluation politique du massacre contre notre peuple et une punition pour les auteurs. Lors d'une session extraordinaire du Milli Medjlis (Parlement azerbaidjanais) en février 1994, le meurtre brutal d'innocents le 20 janvier 1990 a été considéré comme une agression militaire et un crime, et la décision «Sur le tragique événements commis à Bakou le 20 janvier 1990 » a été adoptée en mars 1994 à l’issue des discussions», selon le communiqué.

Bien que 31 ans se soient écoulés depuis les événements du 20 janvier 1990, qui constituaient une violation flagrante de la Déclaration universelle des droits de l'homme des Nations Unies, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et d'autres documents juridiques internationaux, et étaient l'un des crimes graves de la XXe siècle par son essence et sa portée, cette tragédie n’avait pas reçu d’évaluation politique et juridique internationale. L'ancienne direction soviétique est directement responsable de ce crime. Selon le droit international, les événements du 20 janvier doivent être décrits comme un crime contre l'humanité et ses auteurs et initiateurs doivent être traduits en justice.

Aujourd'hui, les âmes de nos héroïques martyrs qui ont sacrifié leur vie pour l'indépendance de l'Azerbaïdjan et pour la souveraineté et l'intégrité territoriale de notre pays, ont trouvé la paix. Sous la direction du Commandant suprême victorieux, la courageuse Armée d'Azerbaïdjan a libéré nos territoires de l'occupation et l'intégrité territoriale de l'Azerbaïdjan est rétablie.

L'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Azerbaïdjan seront renforcées, et ceux qui remettent en question ces principes suprêmes qui constituent la base de l'État, et ceux qui promeuvent les idées revanchistes, seront confrontés à une réponse appropriée, et toutes les mesures nécessaires seront prises pour amener à justice les responsables de divers crimes contre le peuple et l’État d’Azerbaïdjan.

Azvision.az


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