Il est temps de relancer la relation franco-azerbaïdjanaise, selon l'ambassadeur de France

  18 Janvier 2021    Lu: 236
  Il est temps de relancer la relation franco-azerbaïdjanaise, selon l

Il est temps de relancer la relation franco-azerbaïdjanaise

C'est ce qu'a indiqué l'ambassadeur de France à Bakou Zacharie Gross dans une publication sur son compte Facebook.

"La France a toujours été l’amie de l’Azerbaïdjan, comme de l’Arménie et de la Géorgie et nous voulons construire des relations étroites avec tous les pays du Caucase du Sud, sans exclusive.

Comme l’Azerbaïdjan, la France est un pays laïc, moderne et multiconfessionnel où athées, chrétiens, juifs et musulmans vivent ensemble de manière respectueuse.

Comme l’Azerbaïdjan, la France croit au multilatéralisme pour faire face aux grands défis de la mondialisation, dans les domaines de la santé mondiale, de la lutte contre le changement climatique et de la préservation de la biodiversité.

Sur tous ces sujets, je souhaite à l’Azerbaïdjan de faire entendre sa voix en 2021, de manière ouverte et partenariale. Parce que votre pays a une responsabilité en tant que pays du producteur de pétrole et de gaz, parce que vous avez une responsabilité vis-à-vis de la nature de la mer Caspienne aux montagnes du Caucase, parce que votre pays préside actuellement le mouvement des Etats non-alignés.

Nos pays ont la responsabilité de poursuivre ce qui a été fait par nos prédécesseurs. La France s’est tenue aux côtés de l’Azerbaïdjan à son accession à l’Indépendance en 1918. Le président François Mitterrand a été parmi les tous premiers chefs d’Etat à reconnaître le nouvel Azerbaïdjan en 1991.

Plus récemment, nous avons réalisé ensemble de beaux projets, comme French-Azerbaijani University - UFAZ
qui forme 600 étudiants azerbaïdjanais de la licence au Master et aussi le Lycée Français De Bakou, un établissement dynamique et moderne, qui dispense un enseignement de qualité et qui est ouvert à tous, en plein White City.

C’est pourquoi, je ne me satisfais pas des tensions récentes qui ont émaillé nos relations. Il faut les dépasser. Ceux qui en doutent encore aujourd’hui sont ceux qui demain remercieront nos responsables politiques d’avoir su renouer le dialogue et la coopération.

La relance que j’appelle de mes vœux est importante pour tous, pas seulement pour nos deux pays mais pour le Caucase et pour l’Europe.

Depuis 1957, la France a mis toute sa foi et toute son énergie dans le projet européen. Elle peut s’en réjouir car l’Union européenne est un succès historique retentissant. C’est pourquoi, en tant qu’ambassadeur de France à Bakou, un autre de mes vœux les plus chers est que l’Union européenne et l’Azerbaïdjan renouvellent et approfondissent leur partenariat, à travers un nouvel accord de coopération.

L’accord du 9 novembre doit permettre de construire une nouvelle page dans l’histoire du Caucase du Sud. La visite à Bakou de la coprésidence du Groupe de Minsk de l’OSCE en décembre dernier était importante pour renouer le dialogue sur des questions politiques sensibles. Le plus urgent à cet égard est de répondre aux attentes dans le domaine humanitaire. Au-delà, il faut viser le désenclavement de la région et le développement économique régional.

Mais il faut être ambitieux encore. Aujourd’hui, il faut viser une paix entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, comme De Gaulle et Adenauer ont bâti la paix entre la France et l’Allemagne."

Azvision.az


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