Poursuites dans le cadre de l'éruption du volcan de White Island en Nouvelle-Zélande

  30 Novembre 2020    Lu: 229
Poursuites dans le cadre de l Handout / Michael Schade / AFP

«Cet événement profondément tragique était inattendu, mais cela ne signifie pas qu'il était imprévisible»

Dix sociétés et trois personnes ont été accusées d'avoir manqué à leurs obligations en matière de sécurité, lors de l'éruption en 2019 du volcan de White Island en Nouvelle-Zélande qui avait fait 22 morts, a annoncé lundi 1er décembre WorkSafe, l'agence veillant au respect des normes de sécurité au travail.

Cette agence a examiné les raisons pour lesquelles 47 personnes, principalement des touristes australiens, se trouvaient sur l'île volcanique le 9 décembre 2019 lorsque l'éruption est intervenue. Le niveau d'alerte du volcan avait été relevé quelques semaines plus tôt et le directeur de WorkSafe, Phil Parkes, a affirmé qu'une enquête a permis de déterminer que les accusations étaient justifiées. «Cet événement profondément tragique était inattendu, mais cela ne signifie pas qu'il était imprévisible», a-t-il déclaré à la presse. «Les victimes, qu'il s'agisse d'employés ou de visiteurs, espéraient toutes se rendre sur l'île en sachant que les structures en charge avaient fait le nécessaire pour veilleur à leur santé et leur sécurité», selon Phil Parkes.

L'affaire sera examinée le 15 décembre par un tribunal.

Le directeur de WorkSafe a cependant refusé de révéler le nom des personnes et entités mises en cause. Il s'agirait de professionnels du tourisme ainsi que de services publics chargés de surveiller ce type d'excursions sur cette île volcanique située dans le nord de la Nouvelle-Zélande. Selon Phil Parkes, les sociétés poursuivies sont passibles d'amendes allant jusqu'à 1,5 million de dollars néo-zélandais (880.000 euros) et de 176.000 euros pour les personnes physiques. Il s'agit de l'enquête la plus vaste et la plus complexe jamais menée par son agence, a-t-il affirmé.

Une autre enquête est en cours, menée par un médecin légiste, qui doit permettre de déterminer si une action pénale doit être entreprise. Ses conclusions ne seront cependant pas connues tant que les dossiers gérés par Worksafe n'auront pas abouti. «L'enquête du médecin légiste sur les personnes décédées lors de l'éruption du volcan de White Island restera en suspens le temps du processus judiciaire engagé par les autres services», a déclaré un porte-parole du médecin légiste.

afp


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