Les partis politiques publient une déclaration concernant l'examen au Sénat français de la reconnaissance du soi-disant régime au Haut-Karabagh

  25 Novembre 2020    Lu: 189
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Les partis politiques opérant en République d'Azerbaïdjan ont publié une déclaration concernant l'examen au Sénat français de la reconnaissance du soi-disant régime au Haut-Karabagh.

L’ Azertac présente le texte intégral de la déclaration.

Déclaration des partis politiques opérant en République d’Azerbaïdjan

Le Sénat français s'apprête à débattre aujourd'hui, le 25 novembre, d'une résolution sur la reconnaissance du soi-disant régime au Haut-Karabagh. Nous, en tant que partis politiques opérant en Azerbaïdjan, déclarons avec regret que cette action du Sénat français n'était pas inattendue pour nous, nous nous attendions à une telle démarche.

La position partiale qui a débuté au début du conflit du Haut-Karabagh entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan est devenue plus fréquente lors de la violation des frontières de l'Azerbaïdjan dans la région de Tovouz, en particulier pendant et après la deuxième guerre du Karabagh.

Nous, à l'avant-garde de la société azerbaïdjanaise, qui sommes des personnalités politiques engagées dans la politique, dans la plupart des cas, pour éliminer la menace à notre intégrité territoriale, n’avons pas oublié que la raison de l’éclatement du conflit du Haut-Karabagh a été le fait qu’Abel Aganbeguian, conseiller de Mikhail Gorbatchev, avait promis à la diaspora arménienne en France, lors de ses rencontres à Paris en 1987, que le Haut-Karabagh serait enlevé à l'Azerbaïdjan et rattaché à l'Arménie.

Les terroristes de l'ASALA libérés de prison en France pendant la première guerre du Karabagh étaient connus pour leurs atrocités sans précédent contre les Azerbaïdjanais au Haut-Karabagh. Nous n'oublierons jamais le fait que les personnes soupçonnées de se livrer à des activités terroristes ont été envoyées en Arménie, puis au Haut-Karabagh pour se battre massivement contre les Azerbaïdjanais.

C'est sous les auspices de la France que la communauté arménienne au Moyen-Orient, en particulier au Liban, a obtenu des privilèges spéciaux et est devenue un État au sein du Liban. Formée d'Arméniens au Liban sous les auspices de la France, l'ASALA a recruté des terroristes du Moyen-Orient et formé des gangs connus pour leurs atrocités contre les Azerbaïdjanais.

Des visites d'État avaient été organisées entre l'Azerbaïdjan et la France, et notre pays avait accepté, depuis 1997, avec de grands espoirs la coprésidence de la France au sein du Groupe de Minsk de l'OSCE.

Les intérêts économiques de la France ont été garantis au maximum en Azerbaïdjan. Plus de 50 entreprises françaises opèrent avec succès en Azerbaïdjan et le volume des investissements dans l'économie azerbaïdjanaise dépasse les 2 milliards de dollars. Lors de sa visite à Paris en juin 2018, le président Ilham Aliyev a accordé une attention particulière au développement des relations économiques, a tenu des réunions avec des dirigeants de grandes entreprises et groupes français et a signé des accords d'une valeur de 2,2 milliards de dollars.

L'Etat azerbaïdjanais et la Fondation Heydar Aliyev ont mis en œuvre de nombreux projets culturels en France, des monuments dans le parc du Château de Versailles à Paris et le musée du Louvre ont été restaurés, le Centre culturel azerbaïdjanais à Paris et le département des Arts de l’Islam du Louvre ont été créés.

Cependant, malgré toutes ces mesures, la France n'a pas abandonné sa position pro-arménienne partiale et certaines entreprises françaises ont continué à opérer illégalement dans les territoires occupés de l'Azerbaïdjan jusqu'aux derniers imoments de la Seconde Guerre du Karabagh.

En 2018, de nombreuses communes françaises ont signé des chartes d'amitié avec des municipalités du soi-disant régime. Bien que la partie azerbaïdjanaise ait annulé ces chartes par le biais des tribunaux français, la Mairie de Paris a lancé cette année l’initiative de reconnaissance de la «République du Haut-Karabagh».

Le président français Emmanuel Macron a fait, le 30 septembre à Riga, en Lettonie, de fausses déclarations sur le conflit du Haut-Karabagh entre l’Arménie et l’Azerebaïdjan et les événements sur le front, il a ensuite calomnié notre pays sans aucune preuve en sappuyant sur de fausses informations et des rumeurs.

Au début du mois de novembre, 42 personnalités françaises connues - écrivains, journalistes, etc., ont écrit une lettre commune au président Macron pour l’appeler à « défendre les Arméniens du Karabagh »

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a déclaré que Paris continuerait à défendre l'Arménie unilatéralement, bien que la France soit coprésidente du Groupe de Minsk de l'OSCE.

Les mesures biaisées qui ont eu lieu depuis les premiers jours du conflit du Haut-Karabagh montrent que la France est incapable de maintenir sa neutralité en tant que coprésidente du Groupe de Minsk de l'OSCE. La France ne fait pas de distinction entre l'Arménie, pays agresseur, et l'Azerbaïdjan, pays agressé, et défend avec partialité l'Arménie occupante, n'est pas objective, est du côté de l'agresseur et n'accomplit pas la mission de médiation. Les événements récents ont montré que seules la Russie, coprésidente du Groupe de Minsk de l'OSCE, et la Turquie, membre du Groupe de Minsk, sont intéressées par une véritable solution du conflit. Cette approche a été motivée par les étroites relations d’amitié et de coopération entre les dirigeants des trois pays.

La justice ne peut être garantie dans le monde avec deux poids, deux mesures et une approche différente vis-à-vis du même événement. Nous pensons que l'élite politique française n'a jamais respecté les idéaux de la Grande Révolution française, bien que les idéaux de fraternité, de liberté, d'égalité et de laïcité aient été proclamés, en réalité, le colonialisme, l'islamophobie, l'antisémitisme, le racisme et la solidarité chrétienne ont toujours joué un rôle important dans la politique étrangère du pays.

La France est un pays qui a commis des génocides en Algérie, en Tunisie, au Maroc, au Tchad, au Gabon, au Cameroun, au Rwanda, à Djibouti, au Cambodge et au Vietnam.

Actuellement, 11 États insulaires dans le Pacifique, l'océan Indien et les Caraïbes, et un territoire continental en Amérique du Sud (Guyane française) et un territoire continental en Amérique du Nord (Saint-Pierre et Miquelon) sont considérés des territoires français. Environ 3 millions de personnes vivent dans ces colonies et leur nationalité est obligatoirement mentionnée comme « française » sur leur carte d'identité. Au lieu de des donner des conseils à l'Azerbaïdjan sur le Haut-Karabagh et de faire des déclarations, nous appelons les autorités françaises à adopter la même approche à cette question qu'à l'égard du principe d'autodétermination de ces peuples, y compris la population de l'Alsace et de la Corse, qu'ils occupent depuis 300 ans.

Outre ce double standard, les médias français ont publié des centaines d'articles sur la récente prise de contrôle de l'élite politique française par les lobbies ethniques et économiques. Presque tous les principaux responsables politiques français sont accusés à cet égard depuis les années 1980.

Le public azerbaïdjanais est également au courant du fait qu'Emmanuel Macron est influencé par les lobbies ethniques, notamment le lobby arménien, et de la coordination de ses activités avec les intérêts du lobby arménien. Alors que Macron parlait de l'importance de protéger les « monuments religieux et historico-culturels arméniens » au Karabagh, son silence sur la mort de 94 civils innocents à la suite des crimes de guerre des Arméniens pendant la Seconde guerre du Karabagh démontre une fois de plus son hypocrisie. L'histoire montrera les vraies raisons du dévouement d'Emmanuel Macron pour les Arméniens.

En tant que partis politiques, nous déclarons que c'est le moment de prendre des mesures plus concrètes. Si le Sénat français adopte une résolution sur le Haut-Karabagh, le pays, qui soutient ouvertement l'agresseur, doit être destitué de la coprésidence du Groupe de Minsk de l'OSCE, toutes les relations politiques et économiques avec la France doivent être réexaminées et tous les projets culturels doivent être suspendus.

Parti Nouvel Azerbaïdjan – Ali Ahmadov

Parti de solidarité civile – Sabir Rustemkhanly

Parti Mère Patrie - Fazaïl Aghamaly

Parti du Grand établissement - Fazil Moustafa

Parti du Front populaire d’Azerbaïdjan uni - Gudret Hassangouliyev

Parti des réformes démocratiques - Assim Mollazade

Parti de l'unité - Tahir Karimli

Parti de l'Union civile - Sabir Hadjiyev

Parti Démocratique des Lumières d'Azerbaïdjan - Elshen Mussaïev

Parti du Front national - Razi Nouroullaïev

Parti ReAL - Ilgar Mammadov

Parti de l’Espoir - Igbal Agha-zadé

Parti du Mouvement de renaissance nationale - Feredj Gouliyev

Parti démocratique d'Azerbaïdjan - Serdar Djalaloglu

Parti populaire d’Azerbaïdjan - Penah Husseyn

Parti de la Justice - Ilyas Ismayilov

Parti du Front populaire classique - Mirmahmoud Fettaïev

Parti des Démocrates libres - Sulheddin Akbar

Parti libéral d'Azerbaïdjan - Evez Temirkhan

Parti de l'Indépendance nationale d'Azerbaïdjan - Arzoukhan Alizadé

Parti des Intellectuels - Gulamhusseyn Alibeyli

Parti républicain d'Azerbaïdjan - Subout Assadov

Parti social-démocrate d'Azerbaïdjan - Araz Alizadé

Parti de la Prospérité sociale d'Azerbaïdjan - Asli Kazimova

Parti Grand Azerbaïdjan - Elshad Moussaïev

Parti de l'Unité nationale - Younous Oghouz

Parti AG - Toural Abbasly

Parti Musavat moderne - Hafiz Hadjiyev

Parti libéral démocrate d'Azerbaïdjan - Fouad Aliyev

Parti Yourddas d'Azerbaïdjan - Maïs Safarli

Parti de la Liberté - Ahmad Oroudjov

Parti de l'Alliance pour l'Azerbaïdjan - Aboutalib Samadov

Parti des Républicains libres d'Azerbaïdjan - Kamil Seyidov

Parti populaire républicain - Bedreddin Gouliyev

Parti de solidarité nationale - Alisahib Husseynov

Parti Yeni Zaman - Moussa Aggaïev

Parti Citoyen et Développement - Ali Aliyev

Parti démocratique populaire d'Azerbaïdjan - Rafig Tourabkhan

Parti communiste azerbaïdjanais - Hadji Hadjiyev et Raouf Gourbanov

Parti du Congrès national - Ikhtiyar Chirinov

Parti populaire indépendant - Eflan Ibrahimov

Parti de l'Unité nationale d’Azerbaïdjan uni - Hadjibaba Azimov

Parti national démocratique d'Azerbaïdjan - Toufan Karimov

Parti de l'Evolution d'Azerbaïdjan - Teyyoub Aliyev

Parti de l'Unité - Khoudadat Khoudiyev

Parti du Futur Azerbaïdjan - Aghassif Chakiroglu

Parti du Mouvement national - Samir Djafarov

Parti des combattants azerbaïdjanais - Aghadour Muslumov

Parti Gorgoud - Firoudin Karimov

Parti de l’intelligence démocratique nationale - Osman Efendiyev


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