«Le Monde» parle de la libération de la région azerbaïdjanaise de Kelbedjer de l'occupation arménienne

  25 Novembre 2020    Lu: 456
 «Le Monde» parle de la libération de la région azerbaïdjanaise de Kelbedjer de l

Le journal français «Le Monde» a publié un article intitulé «L’Azerbaïdjan reprend le district de Kelbadjar, voisin du Haut-Karabakh, la deuxième des trois rétrocessions» dans lequel il s'agît de la libération de la région azerbaïdjanaise de Kelbedjer qui était sous l'occupation de l'Arménie.

«Les unités de l’armée azerbaïdjanaise ont récupéré, dans la nuit de mardi 24 à mercredi 25 novembre, le contrôle du district de Kelbadjar, avoisinant le Haut-Karabakh, a affirmé le ministère de la défense à Bakou dans un communiqué. C’est la deuxième des trois rétrocessions auxquelles l’Arménie doit procéder après le cessez-le-feu ayant mis fin à six semaines de combats meurtriers dans cette région disputée.

Situé entre la république autoproclamée du Haut-Karabakh et l’Arménie, Kelbadjar aurait dû être rétrocédé le 15 novembre, mais Bakou avait reporté l’événement, évoquant des raisons humanitaires.

« Les travaux de génie ont été achevés pour assurer le déplacement de nos unités » et « les difficiles routes de montagne le long de l’itinéraire des troupes sont déminées et préparées pour être utilisées », a précisé le ministère de la défense.

En signant le cessez-le-feu, Erevan a accepté de rendre trois districts entourant le Haut-Karabakh – Agdam, Kelbadjar et Latchine – qui échappaient au contrôle de Bakou depuis près de trente ans et une première guerre dans les années 1990. Le district de Kelbadjar, comme celui d’Agdam rendu le 20 novembre et celui de Latchine, qui doit l’être le 1er décembre, formaient jusqu’alors une zone tampon entourant le Haut-Karabakh. Quatre autres districts formant ce glacis sécuritaire ont, eux, été repris militairement par Bakou.

Dans les jours précédant la rétrocession, l’Agence France-Presse (AFP) a vu les habitants arméniens abattre des arbres, récupérer les câbles électriques et même charger sur un camion des parties d’un barrage hydroélectrique. « Ils brûlent [les maisons], les arbres sont abattus et les gens emportent tout », a déclaré à l’AFP un maçon de 53 ans, Gaguik Iakchibekian, expliquant que les Arméniens refusaient que des Azerbaïdjanais puissent habiter leurs maisons», lit-on dans l'article.

Selon l'article, à la fin de la première guerre pour le contrôle du Haut-Karabakh, en 1994, l’exode inverse s’était produit, la population azerbaïdjanaise fuyant alors ces régions repeuplées ensuite par des Arméniens.


Tags: Karabagh   Kelbedjer