Le patron de l'ONU met en garde contre la famine au Yémen 

  20 Novembre 2020    Lu: 107
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Le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a mis en garde, vendredi, contre un danger imminent entrainant des « millions de décès » au Yémen en raison de la famine, si « des mesures ne sont pas prises dans l’immédiat ».

C’est ce qui ressort du communiqué rendu public par son porte-parole Stéphane Dujarric concernant la situation humanitaire au Yémen qui « souffre de la pire famine que le monde ait connue depuis des décennies ».

António Guterres a signalé que « si des mesures ne sont pas prises immédiatement, des millions de vies pourraient être perdues », en raison de la guerre déclenchée depuis mars 2015.

Et de préciser que « le danger imminent auquel le Yémen est confronté découle de la réduction drastique cette année du financement de l'opération humanitaire accordée par les Nations unies en comparaison avec l’année 2018 et avec 2019 ».

Guterres a également passé en revue d’autres facteurs concernant « l’échec à maintenir l’appui extérieur à l'économie du Yémen, particulièrement la stabilité de la valeur du rial yéménite ainsi que le conflit constant ».

Le Secrétaire général de l’ONU a parlé des « défis imposés au travail des agences humanitaires par les parties yéménites (participant au conflit) et par d'autres parties (faisant référence à la coalition arabe)».

António Guterres a exhorté « tous ceux qui ont de l'influence à réagir de toute urgence à ces problèmes afin d’éviter une catastrophe », en appelant « tout le monde à éviter de prendre des mesures qui pourraient aggraver davantage une situation déjà dégradée ».

Et d'ajouter : « à défaut, nous risquons une tragédie non seulement avec la perte immédiate de vies humaines, mais avec des conséquences répercutées dans le futur ».

Pour la sixième année consécutive, le Yémen est en proie à une guerre violente opposant les forces gouvernementales soutenues par la coalition militaire dirigée par l’Arabie Saoudite voisine et les Houthis contrôlant plusieurs gouvernorats y compris la capitale Sanaa et soutenus par l’Iran.

Aujourd’hui, une grande partie de Yéménites sont tributaires des aides pour survivre, tandis que d’autres souffrent de la famine, dans ce que les Nations Unies considèrent comme la pire crise humanitaire au monde.

AA


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