Tillerson accuse Téhéran et Pyongyang

  12 Janvier 2017    Lu: 869
Tillerson accuse Téhéran et Pyongyang

Choisi par Donald Trump pour occuper le poste de secrétaire d’État, Tillerson considère l’Iran et la Corée du Nord comme des menaces majeures pour le monde.

Auditionné mercredi 11 janvier par la commission des Affaires étrangères du Sénat, Rex Tillerson a présenté l’Iran et la Corée du Nord ayant prétendument refusé de suivre les normes internationales, comme étant de réelles menaces pour le monde.

En ce qui concerne l’Iran Tillerson a déclaré que les États-Unis ne pouvaient pas ignorer les « cas de violation par l’Iran des accords internationaux ».

Cette déclaration intervient alors que l’année dernière il s’était montré intéressé par les échanges économiques avec l’Iran.

D’après les experts cela pourrait avoir des effets positifs sur l’obtention du vote de confiance du Sénat.

Au début de cette audition, Tillerson a tenu un discours et livré ses points de vue sur les questions internationales.

Il a assuré que certains actes des États-Unis étaient à l’origine de l’instabilité et qu’il fallait empêcher la survenance des guerres dans le monde.

Tillerson a considéré l’échec de Daech, la plus grande menace pour le monde, comme l’une des missions importantes des États-Unis.

Il a jouté que la Russie avait ignoré dans ces récentes actions les intérêts des États-Unis.

« Moscou et Washington pourraient être l’un ennemi de l’autre ou bien des partenaires, mais ils ne pourront jamais être de bons amis », a-t-il conclu.

Le sénateur républicain, Marc Rubio, a interrogé Tillerson sur ses opinions sur la Russie et sur le président de ce pays, Vladimir Poutine. « Est-ce que vous considérez Poutine comme un criminel de guerre pour les opérations qu’il a menées à Alep », a-t-il interrogé et Tillerson a répondu : « je n’utilise pas ce terme (pour qualifier) Poutine ».

Le sénateur républicain Bob Menendez a de son côté accusé Tillerson d’avoir tenté de réduire certaines sanctions américaines contre l’Iran. Tillerson a rejeté toutes ces accusations.

Les questions posées par les sénateurs portaient essentiellement sur les relations entre la Russie et les États-Unis et les politiques futures de l’administration de Trump envers Moscou.

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